Cannes et les princes du travers
À Cannes, tout invite au protocole. Pourtant, les silhouettes qui restent sont souvent celles qui ne se sont jamais laissé habiller par la Croisette.
À Cannes, tout invite au protocole. Pourtant, les silhouettes qui restent sont souvent celles qui ne se sont jamais laissé habiller par la Croisette.
La pochette de I Want You ne raconte pas seulement un disque. Elle relie Marvin Gaye, Ernie Barnes, la télévision américaine et le marché de l’art dans une même scène de danse.
Une image sensuelle, vivante, presque musicale, qui dit aussi quelque chose du style.
Bien avant Monocle, Miroslav Sasek donnait envie de partir à Londres, Rome ou New York simplement avec un dessin. Son trait ne racontait pas seulement des villes, mais leur rythme, leur mouvement et le style de ceux qui les traversaient.
Entre deux saisons, le vestiaire masculin hésite. La couleur change peu. Ce sont les matières qui racontent vraiment le passage de l’hiver au printemps.
En 1951, le Pitti n’était ni une scène ni un spectacle. Il était un outil pensé pour repositionner l’Italie sur la carte du vêtement masculin international.
Ne pas confondre style et spectacle. Frank Lucas en a fait les frais, le soir où son manteau de chinchilla a éclipsé sa discrétion et attiré les projecteurs du FBI.
Quand le thermomètre grimpe, le style s’affirme. De Delon à Dujardin, de Brooklyn à la Provence, la chaleur change la donne.
Adulé ou craint, le pantalon blanc est une prise de risque assumée qui embellit les tenues. Eté comme hiver !
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